PLEURER AVEC JÉSUS ET LES VICTIMES

Avec l’autorisation de Jacques Gautreau par courriel, je vous transmet le texte intégral qui à été publier dans le journal le Droit, samedi 24 février.

Opinion- Seigneur Jésus, tu sais que je t’aime et que j’aime aussi l’Église, dans laquelle j’ai été baptisé .  Elle est ton corps répondu dans le monde, peuple de Dieu rassemblé pour faire eucharistie .  Tu m’as donné en abondance la grâce de ton esprit.  Ses membres ne sont pas parfaits, mais nous comptons sur ta miséricorde.  Quand un seul est dans la joie, nous le sommes aussi, et quand un membre souffre, nous souffrons tous, je pense qu’il en est de même pour toi, mon Dieu, qui veut notre bonheur.

Je ne te cache pas ma honte et ma peine sur tout ce que je j’entends au sujet de certains de tes membres qui ont agressé des mineurs, comme des abus de pouvoir, mené une double de vie. Qu’est qui arrive dans l’église pour que des clercs et des personnes consacrées pervertissent ainsi ton message d’amour et de justice en s’en prenant à des enfants et adolescents et même des communautés de femmes religieuse, blessant non seulement leur corps, mais aussi leur âme ?  Je verse des larmes de douleur et de compassion avec les victimes que l’église doit accueillir, consoler, écouter, surtout écouter, car tu es avec eux, en eux.  »  Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait  » ( Mt 25,40 ).

Jésus, tu as pleuré sur Jérusalem qui n’avait pas compris ton message de paix.  Tu pleures aujourd’hui sur l’église et le monde où règnent trop de division, d’exclusion et d’hypocrisie.  Comment te consoler, si ce n’est de me laisser aimer par toi, d’être fidèle à la prière intérieure, de m’unir à toi sur la croix, d’annoncer dans la joie l’Évangile  des Béatitudes.  ?  Si saint Paul a pu dire que c’est toi qui vivait en lui, j’ose dire que c’est toi qui pleures, qui pries et qui souffres en moi, en nous.

Tu as dit de ne pas nous surprendre si nous étions calomnies, incompris, persécutées, puisque ce fut ton chemin, un chemin de crois qui débouche sur le pardon et la résurrection, c’est tout de même lourd, Seigneur, de voir tant de médias tirer à bout portant sur l’Église, parfois avec raison, mais sans apporter toute les nuances nécessaire .  Mon épouse et moi souffrant de ses scandales avec beaucoup de fidèles.  Depuis plus de 20 ans que je donne de retraites spirituelles aux religieuses, religieux et prêtres, tu sais que la majorité d’entre eux n’ont pas de comportements déviants en vivant le célibat dans la chasteté, même s’il y a des combats intérieurs, comme dans tout état de vie.

jacques Gauthier,  Gatineau

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