MA SEULE PEUR, C’EST D’AVOIR OUBLIÉ DE VIVRE

Texte de Marc Lambert , Retraité Lasalle Québec  La Presse

Témoignage

Ily a plusieurs décennies , J’ai croisé le bonheur.  Il m’a salué, m’a même souris , mais sans prendre le temps de s’arrêter, il s’est éloigné.  Je ne l’ai pas reconnu tout de suite, l’esprit dans le futur ou dans le passé mais rarement dans le présent. J’ai poursuivi mon chemin tête baissée à la conquête de ma vie, comme un homme.

Dans la grande foulée de mon existence, comporté par un tourbillion qui pousse les gens à aller au bout de tout et surtout d’eux-mêmes, j’ai avancé tant bien que mal.  Perdu que j’étais dans le gouffre sans fin du travail lié à la performance et à l’argent, de la famille et du couple, de la vie sociale et occasionnelle , des loisirs si minimes.  Je n’ai même pas oser chercher ou lui courir après.  Je n’avais pas de temps à consacrer  à ce  rêve illusoire quand on doit se convaincre tous les jours d’y croire.  Quête inatteignable et chimère pour les petites gens comme moi, beaucoup trop occupés à réussir pour s’en soucier.

STRESS ET ANGOISSE

Les années déboulent sans jamais que je pense que ça se termine un jour.  Stress et angoisse, et anxiété me suivent pas à pas, de jour comme la nuit et deviennent mes seuls conseillers.  Quelques réussites éphémères entrecoupées d’échec hautement nécessaire pour mieux comprendre , du moins c’est ce qu’on tente de me faire avaler.

Des vies ont commencé à basculer autour de moi, dans ma famille, mes amis, mes collègues de travail.  Des  maladies héréditaires qui s’éternisent à faire souffrir, des morts subites ou des cancers dévastateurs.

J’ai eu peur, très peur.  Pas de mourir, je n’ai jamais eu peur de la mort car tout le monde meurt.  Ma seule vrai peur, c’est d’avoir oublié de vivre.

J’ai modéré graduellement, j’ai enfin cessé de courir, j’ai finalement lâché prise.  Peu de temps après , j’ai reçu le bonheur chez moi et cette fois je l’ai reconnu tout de suite.  Pendant toute ces années, je le croyais loin devant mais dans les faits, il était juste derrière moi le bonheur, espérant que je le prenne dans mes bras.  Je l’attendais, il m’a rejoint avec plaisir.

Ça fait maintenant trois ans que le bonheur m’habite complétement et j’ai l’impression d’avoir réussi quelque chose de merveilleux.  C’est encore mieux depuis que mon petit bonheur m’appelle Papi.

Merci à une amis spéciale qui m’a fait parvenir ce beau texte. Merci Dorila. xoxo

 

 

 

 

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