UN CRI DE DÉTRESSE

Elle n’avait pas plus de 10  ans, avec des yeux perçant, une allure frêle et un sourire abîmé. Je l’aperçus pour la première fois dans un coin de la cuisine où , assis à la table j’écoutais cette mère de famille qui on avait long à dire sur la détresse de cette enfant.

Je l’observais du coin de l’œil tout en écoutant  la madame, et comme je terminais ma possible mission d’aide: Elle viens à moi  !  C’est-ti vous le monsieur qui va m’aider ?  C’est les services sociaux qui m’a placé ici.  Sans attendre ma réponse, elle me raconta quelques bribes de son histoire , une histoire invraisemblable et troublante comme celles que continuent de vivre des milliers d’enfants abusés, mal aimées et victimes d’une société en déroute.

D’abord violée par l’amant de sa mère, elle avait dû faire face à une justice qui la fit sentir plus coupable que victime, une justice qui place le gros bon sens au second plan, une justice établie par des lois que les hommes ont écrites.

A l’issue du procès de son agresseur, cette jeune fille dut quitter la maison pour aller vivre chez des étrangers et laisser derrière elle son petit frère parce que sa mère  » lui avait préféré son amant  »  Ce sont les fait de l’évènement  que ma relatent cette madame.

Je lis dans ce petit visage tourmenté une peine inconsolable d’avoir été trahie et rejetée par celle qui devait la protéger.

Je pose  ma main sur sa tête et je lui dis simplement les yeux remplis de larmes que je cache mal :  Si tu as mal dans ta petite tête, parle. Parle avec la travailleuse sociale, avec ton professeur, avec ta nouvelle maman.  Lorsque tu a de la peine, ne garde jamais cette peine en toi.

En effet, les enfants sont captifs, vulnérables et à la merci de ce que nous, adultes, pouvons leur donner: de l’amour, un sens de la justice et un environnement sécuritaire dans lequel ils peuvent s’épanouir et réaliser leurs rêves.  Ils est primordial pour eux de pouvoir compter sur leurs proches à tous points vus et de façon inconditionnelle.

J’ai compris qu’à chaque jour qui passe, des milliers d’enfants son mal aimées et victime d’une société occupé.

Isidore

 

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